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peuples et cultures

La Femme Chaouie


 LA FEMME CHAOUIE

La femme chaouie est incontestablement la gardienne des coutumes et traditions de ses ancêtres, face, notamment, à la menace de sa dépersonnalisation par les successifs colonisateurs qui manifestaient toujours un intérêt tenace à occuper et à demeurer
dans ce beau pays qu'est l'Algérie.

Ainsi, si l'homme a dû être sensiblement influencé par l'émigration, l'exil hors de son bercail ou encore le service militaire,la femme, elle, est restée tout le temps accrochée à sa montagne, aux traditions, rites et autres croyances.

Une autre particularité de la femme chaouie est très certainement ce double rôle qu'elle joue et assume dans la société où elle occupe une place primordiale dans la vie commune de sa tribu, voire du Douar.

Outre les tâches ménagères traditionnelles, le rôle de la femme chaouie s'étend également aux travaux de la terre, à l'élevage du cheptel, aux soins dans la médecine traditionnelle, tout en s'exprimant, au sein de la Djemaâ, sur des questions d'intérêt général et celles surtout ayant trait à la condition féminine.

Contrairement à certaines sociétés proches de celle chaouie, la femme veuve ou divorcée aurésienne n'est nullement persécutée.
Chez les tribus de Oued Abdi, par exemple, elle est autorisée à porter un chèche blanc pour exprimer son désir de rencontrer un autre homme aux fins de contracter un nouveau mariage. Par contre, la femme mariée porte toujours un chèche noir.

Dans le souk hebdomadaire, la femme des régions chaouies est suffisamment présente pour faire preuve de ses capacités en matière de commerce. Il en existe même celles qui ont des préférences pour le métier de chauffeur de taxi, jusque-là "exclusivité"de l'homme. C'est le cas, pour citer un exemple, de A. Hamama de la ville d'El-Nadher qui avait exercé cette activité depuis 1980 jusqu'à sa mort.

Quoi qu'il en soit, la région des Aurès, qui garde toujours ses traditions millénaires et sa culture matriarcale, reste encore un musée et un champ en jachère qui peut révéler d'innombrables facettes des us et coutumes culturelles propres aussi bien à la femme qu'à l'homme ; pour peu qu'on s'y intéresse.

 


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