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Histoire d' algerie

Taos Amrouche


Taos Amrouche


 

Marguerite-Taos Amrouche est une femme de lettres algérienne francophone et une chanteuse berbérophone. Elle est née le 4 mars 1913 à Ighil Ali en Petite Kabylie (Algérie), morte le 2 avril 1976 à Saint-Michel L’observatoire en France.

mercredi 9 mars 2005.

Taos, sœur de Jean Amrouche est la première femme algérienne romancière, avec Jacinthe noire, publié en 1947. Son œuvre littéraire,

 

Berbère de père et mère, Taos, la soeur de Jean Amrouche, s'est donné pour mission de sauver de l'oubli et de perpétuer la poésie et le chant des ancêtres. Elle a recueilli des lèvres de sa mère Fadhma Ait-Mansour Amrouche - dernier maillon d'une chaîne d'aèdes, des monodies venues par tradition orale depuis le fond des ages.

 

  

Taos Amrouche

écrit dans un style très vif, est largement inspirée de la culture orale dont elle est imprégnée et de son expérience de femme. Parallèlement à sa carrière littéraire, elle a interprêté de très nombreux chants berbères qu’elle tient de sa mère. Ces textes ont d’ailleurs été traduits par son frère Jean Amrouche. Douée d’une voix exceptionnelle, elle se produit dans de nombreuses scènes : comme au Festival des arts nègres de Dakar en 1966. Seule l’Algérie lui refuse les honneurs : elle n’est pas invitée au Festival culturel panafricain d’Alger en 1969. Elle s’y rend tout de même pour chanter devant les étudiants d’Alger. Taos Amrouche à œuvré pour la culture berbère : elle participe à la fondation de l’Académie berbère à Paris en 1966.

 

Berceuses, méditations, chants de mort et de joie, chants d'exil et d'amour, chants pèlerins, aubades, danses sacrées, chants guerriers et satiriques, complaintes, chants de la meule et chansons à danser, chants du berger, chants du travail- gauleurs d'olives, marche des poutres, chansons espiègles de la fontaine et du pressoir.

 

  Tous ces chants monodiques constituent un monde sonore et ont été reconnus par des musicologues, les musiciens et les poètes comme faisant partie des messages les plus authentiques et les plus vénérables.

   Taos les a révélés pour la première fois, en public, au premier Congrès de Musique Marocaine de Fès, en mai 1939, ce qui lui valut d'être nommée pensionnaire de la Caza Vélasquèz, grâce à l'hispanisant, Maurice Legendre Elle a donné en France et à l'étranger toute une série de concerts

 

 

Taos chante d'instinct, n'ayant eu d'autre maître que sa mère. Elle s'est gardée d'apprendre la musique, pour n'altérer en rien cette tradition millénaire qui fait songer à l'Atlantide ou à l'Antique Egypte…

 


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